Discussion:
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le secret ! »
(trop ancien pour répondre)
Bidulette
2016-11-20 11:20:06 UTC
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Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »



Invité à Bruxelles par la Commission d’enquête parlementaire sur les
Panama Papers, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz en appelle à une
transformation radicale du système fiscal international qui dans son
état actuel, sape, selon lui, les fondements mêmes de la société mondiale.
C’est peut-être parce qu’il a le même âge que Mick Jagger et qu’il en
partage la célébrité, qu’on l’affuble souvent du surnom de rock star de
l’économie. Sans doute aussi parce que, comme le chanteur de
Satisfaction, le prix Nobel d’économie n’hésite pas à hausser la voix
lorsqu’il s’agit de dénoncer les travers de l’ordre économique mondial.
Il en a pourtant été à plusieurs reprises l’un des acteurs au plus haut
niveau: entre autres, comme membre de l’administration Clinton, ou comme
vice-président du FMI, ce qui ne l’empêchera pas de critiquer vivement
cette institution.
En tous cas, le monde entier se l’arrache dès qu’il s’agit de donner un
avis sur une question économique, et les députés européens n’ont pas
résisté, eux non plus, à l’envie d’inviter le boss, pour l’entendre
donner son avis sur le scandale des Panama Papers, et au delà, sur les
moyens de lutter contre ce fléau mondial qu’est l’évasion fiscale et le
blanchiment d’argent.
Un fléau qui pour Joseph Stiglitz, n’est d’ailleurs pas uniquement
économique, mais dont les effets pernicieux s’étendent à l’ensemble de
la société - « car le blanchiment encourage la corruption », dit-il - et
pas seulement au Panama, mais au niveau mondial.
« 80% de ce que révèlent les Panamas Papers ne se déroule pas au Panama,
» explique le Prix Nobel pour qui, si les documents qui ont fuité sont
bien « une mine d’or », ils ne constituent pourtant qu’une minuscule
partie du gigantesque iceberg de l’évasion fiscale.
D’abord parce qu’il y a des centaines d’autres sociétés au Panama du
même type que Mossack Fonseca ( le cabinet d’avocats par qui le scandale
est arrivé ), mais aussi parce que, malgré les 214 000 sociétés offshore
qu’elle abrite, c’est une des moins importantes du pays.
Quand on sait que sur la base des informations contenues dans les seuls
Panama Papers, la France vient de lancer 560 contrôles fiscaux, on se
met à rêver aux sommes cachées qu’il serait possible de débusquer si
l’on avait accès aux coffres de toutes les sociétés qui se livrent au
même business partout dans le monde.
« L’évasion fiscale, le blanchiment d’argent sapent les bases de la
société mondiale, c’est le côté obscur de la mondialisation », explique
Joseph Stiglitz, qui exhorte à s’attaquer de front à ce problème, sinon
« la confiance des citoyens sera définitivement sapée.»
Comment ?
L’économiste propose plusieurs pistes.
La première, c’est d’avoir une approche globale du secret fiscal, car si
ce secret perdure dans un seul endroit, on ne pourra pas efficacement
lutter contre. « Il faut une approche planétaire et une tolérance 0 »,
assure Joseph Stiglitz.
Trop complexe ? Trop difficile ?
« Quand on s’est attaqué au terrorisme, certains disaient la même chose,
et pourtant on y est arrivé », répond-il, reconnaissant qu’en ce qui
concerne le blanchiment, pour l’instant, « on a choisi de ne pas le
faire. » C’est pour lui l’unique raison qui fait que l’évasion fiscale
dure toujours et qu’elle se porte si bien.
Pourquoi ?
« Parce que ne sont pas seulement des sociétés offshore », qui se
livrent au sport mondial de l’évasion fiscale, explique Joseph Stiglitz,
« ce sont aussi les sociétés « onshore », aux Etats-Unis et en Europe.
C’est pourquoi, selon lui, c’est aujourd’hui d’abord aux Etats-Unis et à
l’Europe de prendre la tête du combat mondial contre le blanchiment
d’argent et l’évasion fiscale. L’administration américaine a commencé à
le faire, explique-t-il, notamment en renforçant la surveillance des
banques, mais ce n’est pas suffisant.
L'un des principaux objectifs, selon Joseph Stiglitz, doit être la
création d'un registre public répertoriant les véritables propriétaires
et bénéficiaires des sociétés de boîtes aux lettres, ce qui empêcherait
les entreprises et les particuliers de soustraire leurs richesses à la
surveillance des autorités fiscales et du public.
« Beaucoup de multinationales ont des centaines de filiales,
explique-t-il. Pour quoi faire ? Quand on tombe sur des enchevêtrements
de ce type, il y a un soupçon très net que c’est parce qu’elles veulent
éviter de payer les impôts, » ajoutant : « qui est derrière ces
centaines de d’entreprises ? Quel en est le propriétaire ? Qui les a
crées ? Pour quoi faire ? Il faut que les états créent un registre
public de ces entreprises, ça n’existe nulle part. »

Joseph Stiglitz en appelle aussi à la fin de la concurrence fiscale
entre les états. Pour lui, cette concurrence est destructrice et
engendre des coûts sociaux énormes. Il tacle au passage l’Irlande pour
avoir annoncé une augmentation de 26% de ses richesses tout en ayant un
taux d’impôts pratiquement nul. Selon lui, une telle croissance est
impossible, elle ne correspond à aucune activité économique réelle. Le
soupçon pèse donc que ces ressources proviennent de l’évasion fiscale,
sans rapporter d’impôts. « Mais c’est une fausse croissance, analyse
Stiglitz. Lorsqu’il n’y a pas de recettes fiscales, on ne peut pas
investir dans les infrastructures, les recherches technologiques, la
formation, etc...Tous les investissements sont touchés. »

Comment faire pour convaincre les états de coopérer ?
Là encore, pour le Prix Nobel, d’économie, il faut en passer par des
mesures coercitives. « La pression doit être mise sur les états qui ne
voudraient pas coopérer, en leur disant que s’ils refusent, leurs
banques ne seront plus autorisées à avoir de relations avec les banques
des pays qui respectent les règles. » Il faut même, ajoute Stiglitz,
refuser aux pays qui ne collaboreraient pas, l’accès aux marchés
mondiaux. « Le droit de commercer, c’est un privilège, pas un droit
inconditionnel,» conclut-il.

Malgré l’énormité du combat à mener contre l’évasion fiscale, Joseph
Stiglitz se veut malgré tout optimiste. Même si tous les pays n’y
participent pas, il relève que les Etats-Unis et l’Europe commencent à
s’y mettre. Compte tenu de l’arrivée de Trump au pouvoir, il demande
cependant à l’Europe de s’apprêter aujourd’hui à assumer le rôle
principal dans cette lutte, car « quand votre président est le chef de
l’évasion, estime-t-il en parlant de Donald Trump, il est difficile
d’avoir confiance dans la direction que va prendre le pays. »
Pour lui, le rôle des citoyens et des opinions publiques est décisif
dans cette lutte. C’est pourquoi il en appelle à un véritable statut des
lanceurs d’alerte. On en est loin aujourd’hui en Europe, malgré tous les
débats autour de cette question.
Interrogé par le député européen, membre de Die Linke, Fabio De Masi (
Gauche unitaire européenne ), sur la façon dont les mesures fiscales
pourraient aider l'Europe à surmonter ses problèmes économiques, Joseph
Stiglitz a répondu que ces pratiques illicites que sont le blanchiment
d’argent et l’évasion fiscale « ne font rien moins que de mettre en
péril l'avenir de l'Europe », car, a-t-il conclut, s’appuyant sur le
mauvais exemple de l’Irlande, « s'il n'y a pas de recettes fiscales, on
n’a pas de ressources pour faire les investissements dont le pays a
besoin. »
rogergonnet
2016-11-20 12:28:23 UTC
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Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »
je suis de cet avis, mais en plus direct: toute société déclarée ne pourra
plus être anonyme, ce qui permettra de savoir contre quel bandit éventuel
on aura à se retourner si la société est malhonnète. Ras le bol des
archimilliardaires, à nous de plumer ces fumistes et exploiteurs, on les a
assez vus.
Post by Bidulette
Invité à Bruxelles par la Commission d'enquête parlementaire sur les
Panama Papers, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz en appelle à une
transformation radicale du système fiscal international qui dans son état
actuel, sape, selon lui, les fondements mêmes de la société mondiale.
C'est peut-être parce qu'il a le même âge que Mick Jagger et qu'il en
partage la célébrité, qu'on l'affuble souvent du surnom de rock star de l'économie.
Sans doute aussi parce que, comme le chanteur de Satisfaction, le prix
Nobel d'économie n'hésite pas à hausser la voix lorsqu'il s'agit de
dénoncer les travers de l'ordre économique mondial. Il en a pourtant été à
plusieurs reprises l'un des acteurs au plus haut niveau: entre autres,
comme membre de l'administration Clinton, ou comme vice-président du FMI,
ce qui ne l'empêchera pas de critiquer vivement cette institution.
En tous cas, le monde entier se l'arrache dès qu'il s'agit de donner un
avis sur une question économique, et les députés européens n'ont pas
résisté, eux non plus, à l'envie d'inviter le boss, pour l'entendre donner
son avis sur le scandale des Panama Papers, et au delà, sur les moyens de
lutter contre ce fléau mondial qu'est l'évasion fiscale et le blanchiment
d'argent.
Un fléau qui pour Joseph Stiglitz, n'est d'ailleurs pas uniquement
économique, mais dont les effets pernicieux s'étendent à l'ensemble de la
société - « car le blanchiment encourage la corruption », dit-il - et pas
seulement au Panama, mais au niveau mondial.
« 80% de ce que révèlent les Panamas Papers ne se déroule pas au Panama, »
explique le Prix Nobel pour qui, si les documents qui ont fuité sont bien
« une mine d'or », ils ne constituent pourtant qu'une minuscule partie du
gigantesque iceberg de l'évasion fiscale.
D'abord parce qu'il y a des centaines d'autres sociétés au Panama du même
type que Mossack Fonseca ( le cabinet d'avocats par qui le scandale est
arrivé ), mais aussi parce que, malgré les 214 000 sociétés offshore qu'elle
abrite, c'est une des moins importantes du pays.
Quand on sait que sur la base des informations contenues dans les seuls
Panama Papers, la France vient de lancer 560 contrôles fiscaux, on se met
à rêver aux sommes cachées qu'il serait possible de débusquer si l'on
avait accès aux coffres de toutes les sociétés qui se livrent au même
business partout dans le monde.
« L'évasion fiscale, le blanchiment d'argent sapent les bases de la
société mondiale, c'est le côté obscur de la mondialisation », explique
Joseph Stiglitz, qui exhorte à s'attaquer de front à ce problème, sinon
« la confiance des citoyens sera définitivement sapée.»
Comment ?
L'économiste propose plusieurs pistes.
La première, c'est d'avoir une approche globale du secret fiscal, car si
ce secret perdure dans un seul endroit, on ne pourra pas efficacement
lutter contre. « Il faut une approche planétaire et une tolérance 0 »,
assure Joseph Stiglitz.
Trop complexe ? Trop difficile ?
« Quand on s'est attaqué au terrorisme, certains disaient la même chose,
et pourtant on y est arrivé », répond-il, reconnaissant qu'en ce qui
concerne le blanchiment, pour l'instant, « on a choisi de ne pas le
faire. » C'est pour lui l'unique raison qui fait que l'évasion fiscale
dure toujours et qu'elle se porte si bien.
Pourquoi ?
« Parce que ne sont pas seulement des sociétés offshore », qui se livrent
au sport mondial de l'évasion fiscale, explique Joseph Stiglitz, « ce sont
aussi les sociétés « onshore », aux Etats-Unis et en Europe.
C'est pourquoi, selon lui, c'est aujourd'hui d'abord aux Etats-Unis et à l'Europe
de prendre la tête du combat mondial contre le blanchiment d'argent et l'évasion
fiscale. L'administration américaine a commencé à le faire, explique-t-il,
notamment en renforçant la surveillance des banques, mais ce n'est pas
suffisant.
L'un des principaux objectifs, selon Joseph Stiglitz, doit être la
création d'un registre public répertoriant les véritables propriétaires et
bénéficiaires des sociétés de boîtes aux lettres, ce qui empêcherait les
entreprises et les particuliers de soustraire leurs richesses à la
surveillance des autorités fiscales et du public.
« Beaucoup de multinationales ont des centaines de filiales,
explique-t-il. Pour quoi faire ? Quand on tombe sur des enchevêtrements de
ce type, il y a un soupçon très net que c'est parce qu'elles veulent
éviter de payer les impôts, » ajoutant : « qui est derrière ces centaines
de d'entreprises ? Quel en est le propriétaire ? Qui les a crées ? Pour
quoi faire ? Il faut que les états créent un registre public de ces
entreprises, ça n'existe nulle part. »
Joseph Stiglitz en appelle aussi à la fin de la concurrence fiscale entre
les états. Pour lui, cette concurrence est destructrice et engendre des
coûts sociaux énormes. Il tacle au passage l'Irlande pour avoir annoncé
une augmentation de 26% de ses richesses tout en ayant un taux d'impôts
pratiquement nul. Selon lui, une telle croissance est impossible, elle ne
correspond à aucune activité économique réelle. Le soupçon pèse donc que
ces ressources proviennent de l'évasion fiscale, sans rapporter d'impôts.
« Mais c'est une fausse croissance, analyse Stiglitz. Lorsqu'il n'y a pas
de recettes fiscales, on ne peut pas investir dans les infrastructures,
les recherches technologiques, la formation, etc...Tous les
investissements sont touchés. »
Comment faire pour convaincre les états de coopérer ?
Là encore, pour le Prix Nobel, d'économie, il faut en passer par des
mesures coercitives. « La pression doit être mise sur les états qui ne
voudraient pas coopérer, en leur disant que s'ils refusent, leurs banques
ne seront plus autorisées à avoir de relations avec les banques des pays
qui respectent les règles. » Il faut même, ajoute Stiglitz, refuser aux
pays qui ne collaboreraient pas, l'accès aux marchés mondiaux. « Le droit
de commercer, c'est un privilège, pas un droit inconditionnel,»
conclut-il.
Malgré l'énormité du combat à mener contre l'évasion fiscale, Joseph
Stiglitz se veut malgré tout optimiste. Même si tous les pays n'y
participent pas, il relève que les Etats-Unis et l'Europe commencent à s'y
mettre. Compte tenu de l'arrivée de Trump au pouvoir, il demande cependant
à l'Europe de s'apprêter aujourd'hui à assumer le rôle principal dans
cette lutte, car « quand votre président est le chef de l'évasion,
estime-t-il en parlant de Donald Trump, il est difficile d'avoir confiance
dans la direction que va prendre le pays. »
Pour lui, le rôle des citoyens et des opinions publiques est décisif dans
cette lutte. C'est pourquoi il en appelle à un véritable statut des
lanceurs d'alerte. On en est loin aujourd'hui en Europe, malgré tous les
débats autour de cette question.
Interrogé par le député européen, membre de Die Linke, Fabio De Masi (
Gauche unitaire européenne ), sur la façon dont les mesures fiscales
pourraient aider l'Europe à surmonter ses problèmes économiques, Joseph
Stiglitz a répondu que ces pratiques illicites que sont le blanchiment d'argent
et l'évasion fiscale « ne font rien moins que de mettre en péril l'avenir
de l'Europe », car, a-t-il conclut, s'appuyant sur le mauvais exemple de l'Irlande,
« s'il n'y a pas de recettes fiscales, on n'a pas de ressources pour faire
les investissements dont le pays a besoin. »
Beep Beep
2016-11-20 13:44:27 UTC
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Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »
Invité à Bruxelles par la Commission d’enquête parlementaire sur les Panama
Papers, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz en appelle à une
transformation radicale du système fiscal international qui dans son état
actuel, sape, selon lui, les fondements mêmes de la société mondiale.
C’est peut-être parce qu’il a le même âge que Mick Jagger et qu’il en partage
la célébrité, qu’on l’affuble souvent du surnom de rock star de l’économie.
Sans doute aussi parce que, comme le chanteur de Satisfaction, le prix Nobel
d’économie n’hésite pas à hausser la voix lorsqu’il s’agit de dénoncer les
travers de l’ordre économique mondial. Il en a pourtant été à plusieurs
reprises l’un des acteurs au plus haut niveau: entre autres, comme membre de
l’administration Clinton, ou comme vice-président du FMI, ce qui ne
l’empêchera pas de critiquer vivement cette institution.
En tous cas, le monde entier se l’arrache dès qu’il s’agit de donner un avis
sur une question économique, et les députés européens n’ont pas résisté, eux
non plus, à l’envie d’inviter le boss, pour l’entendre donner son avis sur le
scandale des Panama Papers, et au delà, sur les moyens de lutter contre ce
fléau mondial qu’est l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.
Un fléau qui pour Joseph Stiglitz, n’est d’ailleurs pas uniquement
économique, mais dont les effets pernicieux s’étendent à l’ensemble de la
société - « car le blanchiment encourage la corruption », dit-il - et pas
seulement au Panama, mais au niveau mondial.
« 80% de ce que révèlent les Panamas Papers ne se déroule pas au Panama, »
explique le Prix Nobel pour qui, si les documents qui ont fuité sont bien «
une mine d’or », ils ne constituent pourtant qu’une minuscule partie du
gigantesque iceberg de l’évasion fiscale.
D’abord parce qu’il y a des centaines d’autres sociétés au Panama du même
type que Mossack Fonseca ( le cabinet d’avocats par qui le scandale est
arrivé ), mais aussi parce que, malgré les 214 000 sociétés offshore qu’elle
abrite, c’est une des moins importantes du pays.
Quand on sait que sur la base des informations contenues dans les seuls
Panama Papers, la France vient de lancer 560 contrôles fiscaux, on se met à
rêver aux sommes cachées qu’il serait possible de débusquer si l’on avait
accès aux coffres de toutes les sociétés qui se livrent au même business
partout dans le monde.
« L’évasion fiscale, le blanchiment d’argent sapent les bases de la société
mondiale, c’est le côté obscur de la mondialisation », explique Joseph
Stiglitz, qui exhorte à s’attaquer de front à ce problème, sinon « la
confiance des citoyens sera définitivement sapée.»
Comment ?
L’économiste propose plusieurs pistes.
La première, c’est d’avoir une approche globale du secret fiscal, car si ce
secret perdure dans un seul endroit, on ne pourra pas efficacement lutter
contre. « Il faut une approche planétaire et une tolérance 0 », assure Joseph
Stiglitz.
Trop complexe ? Trop difficile ?
« Quand on s’est attaqué au terrorisme, certains disaient la même chose, et
pourtant on y est arrivé », répond-il, reconnaissant qu’en ce qui concerne le
blanchiment, pour l’instant, « on a choisi de ne pas le faire. » C’est pour
lui l’unique raison qui fait que l’évasion fiscale dure toujours et qu’elle
se porte si bien.
Pourquoi ?
« Parce que ne sont pas seulement des sociétés offshore », qui se livrent au
sport mondial de l’évasion fiscale, explique Joseph Stiglitz, « ce sont aussi
les sociétés « onshore », aux Etats-Unis et en Europe.
C’est pourquoi, selon lui, c’est aujourd’hui d’abord aux Etats-Unis et à
l’Europe de prendre la tête du combat mondial contre le blanchiment d’argent
et l’évasion fiscale. L’administration américaine a commencé à le faire,
explique-t-il, notamment en renforçant la surveillance des banques, mais ce
n’est pas suffisant.
L'un des principaux objectifs, selon Joseph Stiglitz, doit être la création
d'un registre public répertoriant les véritables propriétaires et
bénéficiaires des sociétés de boîtes aux lettres, ce qui empêcherait les
entreprises et les particuliers de soustraire leurs richesses à la
surveillance des autorités fiscales et du public.
« Beaucoup de multinationales ont des centaines de filiales, explique-t-il.
Pour quoi faire ? Quand on tombe sur des enchevêtrements de ce type, il y a
un soupçon très net que c’est parce qu’elles veulent éviter de payer les
impôts, » ajoutant : « qui est derrière ces centaines de d’entreprises ?
Quel en est le propriétaire ? Qui les a crées ? Pour quoi faire ? Il faut que
les états créent un registre public de ces entreprises, ça n’existe nulle
part. »
Joseph Stiglitz en appelle aussi à la fin de la concurrence fiscale entre les
états. Pour lui, cette concurrence est destructrice et engendre des coûts
sociaux énormes. Il tacle au passage l’Irlande pour avoir annoncé une
augmentation de 26% de ses richesses tout en ayant un taux d’impôts
pratiquement nul. Selon lui, une telle croissance est impossible, elle ne
correspond à aucune activité économique réelle. Le soupçon pèse donc que ces
ressources proviennent de l’évasion fiscale, sans rapporter d’impôts. « Mais
c’est une fausse croissance, analyse Stiglitz. Lorsqu’il n’y a pas de
recettes fiscales, on ne peut pas investir dans les infrastructures, les
recherches technologiques, la formation, etc...Tous les investissements sont
touchés. »
Comment faire pour convaincre les états de coopérer ?
Là encore, pour le Prix Nobel, d’économie, il faut en passer par des mesures
coercitives. « La pression doit être mise sur les états qui ne voudraient pas
coopérer, en leur disant que s’ils refusent, leurs banques ne seront plus
autorisées à avoir de relations avec les banques des pays qui respectent les
règles. » Il faut même, ajoute Stiglitz, refuser aux pays qui ne
collaboreraient pas, l’accès aux marchés mondiaux. « Le droit de commercer,
c’est un privilège, pas un droit inconditionnel,» conclut-il.
Malgré l’énormité du combat à mener contre l’évasion fiscale, Joseph Stiglitz
se veut malgré tout optimiste. Même si tous les pays n’y participent pas, il
relève que les Etats-Unis et l’Europe commencent à s’y mettre. Compte tenu de
l’arrivée de Trump au pouvoir, il demande cependant à l’Europe de s’apprêter
aujourd’hui à assumer le rôle principal dans cette lutte, car « quand votre
président est le chef de l’évasion, estime-t-il en parlant de Donald Trump,
il est difficile d’avoir confiance dans la direction que va prendre le pays.
»
Pour lui, le rôle des citoyens et des opinions publiques est décisif dans
cette lutte. C’est pourquoi il en appelle à un véritable statut des lanceurs
d’alerte. On en est loin aujourd’hui en Europe, malgré tous les débats autour
de cette question.
Interrogé par le député européen, membre de Die Linke, Fabio De Masi ( Gauche
unitaire européenne ), sur la façon dont les mesures fiscales pourraient
aider l'Europe à surmonter ses problèmes économiques, Joseph Stiglitz a
répondu que ces pratiques illicites que sont le blanchiment d’argent et
l’évasion fiscale « ne font rien moins que de mettre en péril l'avenir de
l'Europe », car, a-t-il conclut, s’appuyant sur le mauvais exemple de
l’Irlande, « s'il n'y a pas de recettes fiscales, on n’a pas de ressources
pour faire les investissements dont le pays a besoin. »
N'importe quoi, il y a longtemps que Sarko nous a dit qu'il n'y avait
plus de paradis fiscaux :
http://www.dailymotion.com/video/xdscrq_nicolas-sarkozy-les-paradis-fiscaux_news
--
"L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote."
/Pierre Desproges/
Bidulette
2016-11-20 22:45:44 UTC
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Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Invité à Bruxelles par la Commission d’enquête parlementaire sur les
Panama Papers, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz en appelle à
une transformation radicale du système fiscal international qui dans
son état actuel, sape, selon lui, les fondements mêmes de la société
mondiale.
C’est peut-être parce qu’il a le même âge que Mick Jagger et qu’il en
partage la célébrité, qu’on l’affuble souvent du surnom de rock star
de l’économie. Sans doute aussi parce que, comme le chanteur de
Satisfaction, le prix Nobel d’économie n’hésite pas à hausser la voix
lorsqu’il s’agit de dénoncer les travers de l’ordre économique
mondial. Il en a pourtant été à plusieurs reprises l’un des acteurs au
plus haut niveau: entre autres, comme membre de l’administration
Clinton, ou comme vice-président du FMI, ce qui ne l’empêchera pas de
critiquer vivement cette institution.
En tous cas, le monde entier se l’arrache dès qu’il s’agit de donner
un avis sur une question économique, et les députés européens n’ont
pas résisté, eux non plus, à l’envie d’inviter le boss, pour
l’entendre donner son avis sur le scandale des Panama Papers, et au
delà, sur les moyens de lutter contre ce fléau mondial qu’est
l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent.
Un fléau qui pour Joseph Stiglitz, n’est d’ailleurs pas uniquement
économique, mais dont les effets pernicieux s’étendent à l’ensemble de
la société - « car le blanchiment encourage la corruption », dit-il -
et pas seulement au Panama, mais au niveau mondial.
« 80% de ce que révèlent les Panamas Papers ne se déroule pas au
Panama, » explique le Prix Nobel pour qui, si les documents qui ont
fuité sont bien « une mine d’or », ils ne constituent pourtant qu’une
minuscule partie du gigantesque iceberg de l’évasion fiscale.
D’abord parce qu’il y a des centaines d’autres sociétés au Panama du
même type que Mossack Fonseca ( le cabinet d’avocats par qui le
scandale est arrivé ), mais aussi parce que, malgré les 214 000
sociétés offshore qu’elle abrite, c’est une des moins importantes du
pays.
Quand on sait que sur la base des informations contenues dans les
seuls Panama Papers, la France vient de lancer 560 contrôles fiscaux,
on se met à rêver aux sommes cachées qu’il serait possible de
débusquer si l’on avait accès aux coffres de toutes les sociétés qui
se livrent au même business partout dans le monde.
« L’évasion fiscale, le blanchiment d’argent sapent les bases de la
société mondiale, c’est le côté obscur de la mondialisation »,
explique Joseph Stiglitz, qui exhorte à s’attaquer de front à ce
problème, sinon « la confiance des citoyens sera définitivement sapée.»
Comment ?
L’économiste propose plusieurs pistes.
La première, c’est d’avoir une approche globale du secret fiscal, car
si ce secret perdure dans un seul endroit, on ne pourra pas
efficacement lutter contre. « Il faut une approche planétaire et une
tolérance 0 », assure Joseph Stiglitz.
Trop complexe ? Trop difficile ?
« Quand on s’est attaqué au terrorisme, certains disaient la même
chose, et pourtant on y est arrivé », répond-il, reconnaissant qu’en
ce qui concerne le blanchiment, pour l’instant, « on a choisi de ne
pas le faire. » C’est pour lui l’unique raison qui fait que l’évasion
fiscale dure toujours et qu’elle se porte si bien.
Pourquoi ?
« Parce que ne sont pas seulement des sociétés offshore », qui se
livrent au sport mondial de l’évasion fiscale, explique Joseph
Stiglitz, « ce sont aussi les sociétés « onshore », aux Etats-Unis et
en Europe.
C’est pourquoi, selon lui, c’est aujourd’hui d’abord aux Etats-Unis et
à l’Europe de prendre la tête du combat mondial contre le blanchiment
d’argent et l’évasion fiscale. L’administration américaine a commencé
à le faire, explique-t-il, notamment en renforçant la surveillance des
banques, mais ce n’est pas suffisant.
L'un des principaux objectifs, selon Joseph Stiglitz, doit être la
création d'un registre public répertoriant les véritables
propriétaires et bénéficiaires des sociétés de boîtes aux lettres, ce
qui empêcherait les entreprises et les particuliers de soustraire
leurs richesses à la surveillance des autorités fiscales et du public.
« Beaucoup de multinationales ont des centaines de filiales,
explique-t-il. Pour quoi faire ? Quand on tombe sur des
enchevêtrements de ce type, il y a un soupçon très net que c’est parce
qu’elles veulent éviter de payer les impôts, » ajoutant : « qui est
derrière ces centaines de d’entreprises ? Quel en est le propriétaire
? Qui les a crées ? Pour quoi faire ? Il faut que les états créent un
registre public de ces entreprises, ça n’existe nulle part. »
Joseph Stiglitz en appelle aussi à la fin de la concurrence fiscale
entre les états. Pour lui, cette concurrence est destructrice et
engendre des coûts sociaux énormes. Il tacle au passage l’Irlande pour
avoir annoncé une augmentation de 26% de ses richesses tout en ayant
un taux d’impôts pratiquement nul. Selon lui, une telle croissance est
impossible, elle ne correspond à aucune activité économique réelle. Le
soupçon pèse donc que ces ressources proviennent de l’évasion fiscale,
sans rapporter d’impôts. « Mais c’est une fausse croissance, analyse
Stiglitz. Lorsqu’il n’y a pas de recettes fiscales, on ne peut pas
investir dans les infrastructures, les recherches technologiques, la
formation, etc...Tous les investissements sont touchés. »
Comment faire pour convaincre les états de coopérer ?
Là encore, pour le Prix Nobel, d’économie, il faut en passer par des
mesures coercitives. « La pression doit être mise sur les états qui ne
voudraient pas coopérer, en leur disant que s’ils refusent, leurs
banques ne seront plus autorisées à avoir de relations avec les
banques des pays qui respectent les règles. » Il faut même, ajoute
Stiglitz, refuser aux pays qui ne collaboreraient pas, l’accès aux
marchés mondiaux. « Le droit de commercer, c’est un privilège, pas un
droit inconditionnel,» conclut-il.
Malgré l’énormité du combat à mener contre l’évasion fiscale, Joseph
Stiglitz se veut malgré tout optimiste. Même si tous les pays n’y
participent pas, il relève que les Etats-Unis et l’Europe commencent à
s’y mettre. Compte tenu de l’arrivée de Trump au pouvoir, il demande
cependant à l’Europe de s’apprêter aujourd’hui à assumer le rôle
principal dans cette lutte, car « quand votre président est le chef de
l’évasion, estime-t-il en parlant de Donald Trump, il est difficile
d’avoir confiance dans la direction que va prendre le pays. »
Pour lui, le rôle des citoyens et des opinions publiques est décisif
dans cette lutte. C’est pourquoi il en appelle à un véritable statut
des lanceurs d’alerte. On en est loin aujourd’hui en Europe, malgré
tous les débats autour de cette question.
Interrogé par le député européen, membre de Die Linke, Fabio De Masi (
Gauche unitaire européenne ), sur la façon dont les mesures fiscales
pourraient aider l'Europe à surmonter ses problèmes économiques,
Joseph Stiglitz a répondu que ces pratiques illicites que sont le
blanchiment d’argent et l’évasion fiscale « ne font rien moins que de
mettre en péril l'avenir de l'Europe », car, a-t-il conclut,
s’appuyant sur le mauvais exemple de l’Irlande, « s'il n'y a pas de
recettes fiscales, on n’a pas de ressources pour faire les
investissements dont le pays a besoin. »
N'importe quoi, il y a longtemps que Sarko nous a dit qu'il n'y avait
http://www.dailymotion.com/video/xdscrq_nicolas-sarkozy-les-paradis-fiscaux_news
C'est vrai que lui aussi était un ennemi de la finance. Lol
Sylvain
2016-11-21 07:53:11 UTC
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Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides, tu
interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu diminue de
moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Beep Beep
2016-11-21 13:12:50 UTC
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Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides, tu
interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu diminue de
moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Tu devrais te présenter, tu as des chances quand on voit ce que les
électeurs sont prêts à avaler !
--
"L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote."
/Pierre Desproges/
Sherwen
2016-11-21 13:24:35 UTC
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Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers le
secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides, tu
interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu diminue de
moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Et puis tu mets une casquette de douanier à toutes les marmottes et tu
leur demandes d'emballer toutes leurs saisies dans du papier d'alu
...T'en as encore beaucoup des blagues comme ça ? Tu devrais publier un
recueil, tu aurais sûrement du succès !
--
In tartiflette we trust

---
L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
https://www.avast.com/antivirus
Mol
2016-11-21 15:18:37 UTC
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Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le pire
des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il faut
couler le Stiglitz !
Bidulette
2016-11-21 17:51:29 UTC
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Post by Mol
Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le pire
des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il faut
couler le Stiglitz !
Avant ça, coulons donc le mol, ça permettra déjà d'améliorer le rapport
signal:bruit sur ces forums.
Mol
2016-11-21 19:27:10 UTC
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Post by Bidulette
Post by Mol
Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le pire
des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il faut
couler le Stiglitz !
Avant ça, coulons donc le mol,
Belle pirouette !
C'est déjà fait : https://fr.wikipedia.org/wiki/MOL_Comfort
Sherwen
2016-11-21 19:30:03 UTC
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Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier ferait
un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le pire des
apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il faut couler le
Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède
est quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même
Stiglitz était plutôt libéral quand il a eu le prix.
--
In tartiflette we trust

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https://www.avast.com/antivirus
Mol
2016-11-22 08:05:21 UTC
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Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le
pire des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il
faut couler le Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Quand on écrit "si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel", on
sous-entend que le Nobel d'économie ne doit justement rien à Alfred Nobel.
Ne pas le comprendre, et nier à cette occasion qu'il existe bien un prix
Nobel d'économie ne montre pas une grande culture...
Post by Sherwen
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède est
quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même Stiglitz
était plutôt libéral quand il a eu le prix.
Depuis la chute de l'URSS, les prix décernés aux tenants de l'économie
administrée sont morts, oxymorts !
Sherwen
2016-11-22 13:55:12 UTC
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Post by Mol
Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks, tu supprime toutes les aides,
tu interdit totalement le territoire Français aux clandestins, tu
diminue de moitié de tous les impôts, ça supprime toute évasion fiscale
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le
pire des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il
faut couler le Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Quand on écrit "si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel", on
sous-entend que le Nobel d'économie ne doit justement rien à Alfred Nobel.
Ne pas le comprendre, et nier à cette occasion qu'il existe bien un prix
Nobel d'économie ne montre pas une grande culture...
Persiste donc dans ton erreur. Mais je maintiens qu'il n'existe pas de
prix Nobel d'économie mais un prix de la banque de Suède.
Post by Mol
Post by Sherwen
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède est
quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même Stiglitz
était plutôt libéral quand il a eu le prix.
Depuis la chute de l'URSS, les prix décernés aux tenants de l'économie
administrée sont morts, oxymorts !
Parce que pour toi on est soit libéral, soit pour un capitalisme d'état
style urss ? Vision très réductrice et minimaliste qui affiche un
manque de culture évident.
--
In tartiflette we trust

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Mol
2016-11-22 15:51:54 UTC
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Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Post by Mol
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le
pire des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il
faut couler le Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Quand on écrit "si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel",
on sous-entend que le Nobel d'économie ne doit justement rien à Alfred
Nobel.
Ne pas le comprendre, et nier à cette occasion qu'il existe bien un
prix Nobel d'économie ne montre pas une grande culture...
Persiste donc dans ton erreur. Mais je maintiens qu'il n'existe pas de
prix Nobel d'économie mais un prix de la banque de Suède.
Il s'agit du prix de la banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel,
habituellement dénommé Nobel d'économie bien qu'Alfred Nobel n'ait pas
plus instauré ce prix que Renaudot le prix Renaudot ou César (le
sculpteur, je sais) les Césars ou notre ami Oscar les Oscars. Il faut
être bien prétentieux pour refuser la dénomination mondialement acceptée
et prétendre que ceux qui l'utilisent -- tout en montrant par l'ironie
qu'ils en connaissent les ressorts -- seraient néanmoins dans l'erreur.
Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède est
quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même Stiglitz
était plutôt libéral quand il a eu le prix.
Depuis la chute de l'URSS, les prix décernés aux tenants de l'économie
administrée sont morts, oxymorts !
Parce que pour toi on est soit libéral, soit pour un capitalisme d'état
style urss ? Vision très réductrice et minimaliste qui affiche un
manque de culture évident.
Non, pour moi un économiste tenant de l'économie administrée ne peut, de
toute évidence, rien apporter aux progrès des sciences économiques sans
se renier lui-même. Ca n'est pas une question de culture qu'on étale
mais de logique qu'on utilise.
Sous l'URSS, il y avait des prix pour ceux qui soutenaient les thèses de
connivence économique du régime, mais depuis la chute, il n'y en a plus
(à ma connaissance). Toi qui te permets de traiter d'incultes tes
interlocuteurs plutôt que de réfléchir, tu en connais peut-être
néanmoins grâce à tes copains ?
Bidulette
2016-11-22 17:02:55 UTC
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Post by Mol
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Post by Mol
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le
pire des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il
faut couler le Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Quand on écrit "si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel",
on sous-entend que le Nobel d'économie ne doit justement rien à Alfred
Nobel.
Ne pas le comprendre, et nier à cette occasion qu'il existe bien un
prix Nobel d'économie ne montre pas une grande culture...
Persiste donc dans ton erreur. Mais je maintiens qu'il n'existe pas de
prix Nobel d'économie mais un prix de la banque de Suède.
Il s'agit du prix de la banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel,
habituellement dénommé Nobel d'économie bien qu'Alfred Nobel n'ait pas
plus instauré ce prix que Renaudot le prix Renaudot ou César (le
sculpteur, je sais) les Césars ou notre ami Oscar les Oscars. Il faut
être bien prétentieux pour refuser la dénomination mondialement acceptée
et prétendre que ceux qui l'utilisent -- tout en montrant par l'ironie
qu'ils en connaissent les ressorts -- seraient néanmoins dans l'erreur.
Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède est
quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même Stiglitz
était plutôt libéral quand il a eu le prix.
Depuis la chute de l'URSS, les prix décernés aux tenants de l'économie
administrée sont morts, oxymorts !
Parce que pour toi on est soit libéral, soit pour un capitalisme d'état
style urss ? Vision très réductrice et minimaliste qui affiche un
manque de culture évident.
Non, pour moi un économiste tenant de l'économie administrée ne peut, de
toute évidence, rien apporter aux progrès des sciences économiques sans
se renier lui-même.
Postulat imbécile qui ne peut conduire qu'à un raisonnement imbécile.
Sherwen
2016-11-22 19:59:03 UTC
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Post by Mol
Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Post by Mol
Oui, si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel, ce dernier
ferait un tourbillon hypersonique dans son urne. Stiglitz, c'est le
pire des apprentis-dictateurs qui se prend pour un maître-sorcier, il
faut couler le Stiglitz !
ça m'étonnerait parce que le prix Nobel d'économie n'existe pas. C'est
un prix décerné par la banque de Suède pour l'académie Nobel.
Quand on écrit "si le Nobel d'économie devait quelque chose à Nobel",
on sous-entend que le Nobel d'économie ne doit justement rien à Alfred
Nobel.
Ne pas le comprendre, et nier à cette occasion qu'il existe bien un
prix Nobel d'économie ne montre pas une grande culture...
Persiste donc dans ton erreur. Mais je maintiens qu'il n'existe pas de
prix Nobel d'économie mais un prix de la banque de Suède.
Il s'agit du prix de la banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel,
habituellement dénommé Nobel d'économie bien qu'Alfred Nobel n'ait pas plus
instauré ce prix que Renaudot le prix Renaudot ou César (le sculpteur, je
sais) les Césars ou notre ami Oscar les Oscars. Il faut être bien prétentieux
pour refuser la dénomination mondialement acceptée et prétendre que ceux qui
l'utilisent -- tout en montrant par l'ironie qu'ils en connaissent les
ressorts -- seraient néanmoins dans l'erreur.
Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Et puis c'est bizarre quand même, mais le prix de la Banque de Suède est
quasiment toujours décerné à des économistes libéraux ! Même Stiglitz
était plutôt libéral quand il a eu le prix.
Depuis la chute de l'URSS, les prix décernés aux tenants de l'économie
administrée sont morts, oxymorts !
Parce que pour toi on est soit libéral, soit pour un capitalisme d'état
style urss ? Vision très réductrice et minimaliste qui affiche un
manque de culture évident.
Non, pour moi un économiste tenant de l'économie administrée ne peut, de
toute évidence, rien apporter aux progrès des sciences économiques sans se
renier lui-même. Ca n'est pas une question de culture qu'on étale mais de
logique qu'on utilise.
En ce qui concerne les économistes, je m'en tiens à la définition du
regretté Bernard Maris : " Un économiste c'est quelqu'un qui est
capable de vous expliquer le lendemain pourquoi il s'est trompé la
veille. ".
Post by Mol
Sous l'URSS, il y avait des prix pour ceux qui soutenaient les thèses de
connivence économique du régime, mais depuis la chute, il n'y en a plus (à ma
connaissance). Toi qui te permets de traiter d'incultes tes interlocuteurs
plutôt que de réfléchir, tu en connais peut-être néanmoins grâce à tes
copains ?
Et d'une c'est toi qui m'as traité le premier d'inculte. Et de deux qui
appelles tu mes copains ? Cela me laisse dubitatif ...
--
In tartiflette we trust

---
L'absence de virus dans ce courrier électronique a été vérifiée par le logiciel antivirus Avast.
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Mol
2016-11-23 08:10:35 UTC
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Post by Sherwen
Post by Mol
Post by Sherwen
Parce que pour toi on est soit libéral, soit pour un capitalisme d'état
style urss ? Vision très réductrice et minimaliste qui affiche un
manque de culture évident.
Non, pour moi un économiste tenant de l'économie administrée ne peut,
de toute évidence, rien apporter aux progrès des sciences économiques
sans se renier lui-même. Ca n'est pas une question de culture qu'on
étale mais de logique qu'on utilise.
[...]
Et d'une c'est toi qui m'as traité le premier d'inculte.
Subtile distinction qui m'avait échappé, je le reconnais, entre traiter
d'inculte et se contenter d'accuser, comme tu l'as fait, ma vision
d'être "très réductrice et minimaliste qui affiche un manque de culture
évident".

Il se peut que tes mots aient dépassé ta pensée, ou que tu aies lu un
peu vite ce que j'ai écrit. Ou alors que transformer les débats d'idées
en querelles de personnes soit devenu un réflexe dans la France
d'aujourd'hui...

Bidulette
2016-11-21 17:49:43 UTC
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Post by Sylvain
Post by Bidulette
Évasion fiscale. Joseph Stiglitz: « Il faut une tolérance zéro envers
le secret ! »
Tu diminue de moitié le nombre de foncks,
Sûrement pas comme ça que vous arriverez à lutter contre le secret bancaire.
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